Déterminer la date d’accouchement en fonction de la date de conception


Pour de nombreuses raisons, il peut être intéressant pour de futurs de connaître le calcul servant à définir la date d’accouchement ainsi que la date de conception de l’enfant. Bien sûr, dès l’annonce de la grossesse, l’obstétricien se charge de procéder lui-même à une estimation selon les informations que vous lui donnez. Estimation, car une grossesse ne dure pas forcément neuf mois jour pour jour, et que vous pouvez vous tromper dans le calcul de vos semaines d’aménorrhée. Toutefois, avec nos conseils, vous pourrez à tout moment refaire le calcul et ainsi prévoir votre date d’accouchement approximative, ce qui vous permettra également de gérer au mieux les congés maternité, mais aussi paternité.

Qu’est ce qu’une semaine d’aménorrhée ?

Pour faire simple, une semaine d’aménorrhée est une semaine intégrée dans un cycle mensuel qui ne connaît pas d’ovulation. La période aménorrhée découle donc d’un début de grossesse, et se poursuit plusieurs semaines après l’accouchement. Pour calculer la date d’accouchement, le professionnel de santé devine la date de conception de l’enfant en fonction de cette période d’aménorrhée. En effet, la fécondation étant optimale environ 14 jours après le premier jour des dernières règles, ce moment défini devient le point de départ estimé de la grossesse. A partir de cette date de conception, le gynécologue ou l’obstétricien calculent neuf mois de développement. Ces neuf mois correspondent à 41 semaines d’aménorrhée, ou 39 semaines de grossesse.



Un intérêt pour le congé maternité

Il est important de connaître la date d’accouchement prévue de façon assez fiable afin de pouvoir profiter au mieux des droits ouverts aux mamans qui travaillent en terme de congé maternité. En effet, pour un premier ou un deuxième enfant, le Code du travail prévoit un congé prénatal de six semaines. Ce sont donc 6 semaines avant la date d’accouchement prévue. En terme de postnatal, le congé alloué est de 10 semaines. Mais comment cela se passe-t-il si la date d’accouchement prévue ne correspond pas à la date de naissance réelle ? C’est bien simple, la situation doit toujours rester à l’avantage de la maman. Par exemple, si l’accouchement est tardif, le congé prénatal est donc de plus de 6 semaines, mais la différence n’est pas ôtée du congé postnatal qui reste de 10 semaines. En revanche, en cas d’un accouchement anticipé, la durée du congé prénatal non prise est reportée pour rallonger le congé postnatal.