Comment calculer le BFR ?


Calculer le BFR, besoin en fonds de roulement, est indispensable pour toute entreprise qui espère croître, ou pour les structures qui sont en cours de création et qui recherchent à établir un prévisionnel précis afin de demander des financements. Calculer le chiffre d’affaires ne suffit pas pour calculer le BFR. Il faut tout d’aborde calculer le fonds de roulement, puis ensuite déterminer si l’entreprise à des besoins de liquidités ou si au contraire elle doit investir ou répartir des dividendes.

Qu’est ce que le BFR ?

Avant de calculer le BFR, il faut comprendre ce qu’est exactement le fonds de roulement, et par la même appréhender ce que représente le besoin en fonds de roulement. Concrètement, le fonds de roulement est la différence qui existe entre l’actif immobilisé de l’entreprise (immobilisations corporelles, incorporelles et financières) et les ressources à moyen et long terme de l’entreprise (capitaux propres et capitaux empruntés à moyen et long terme).

Immobilisations corporelles :

  • les terrains (terrains nus, viabilisés ou bâtis, ainsi que les carrières)
  • les aménagements et agencements (travaux de clôture, de défrichage ou de viabilisation des terrains)
  • les installations techniques, outillages et matériels industriels (extraction, confection, façonnage, transformation et conditionnement des produits)
  • les constructions (bâtiments, installations, aménagements, réseau de chauffage, frais de téléphone, rénovation du système électrique)
  • les constructions sur sol d’autrui (aménagements et constructions sur un sol dont l’entreprise n’est pas propriétaire, comme pour une location par exemple)
  • les matériels de transport (véhicules utilitaires ou particuliers utilisés pour le transport de marchandises ou de personnes)
  • les meubles (armoires, bureaux, tables, chaises, casiers,…)
  • les matériels de bureautique et d’informatique (ordinateurs, bornes Internet, photocopieuses, fax, tablettes, matériels de diffusion


Immobilisations incorporelles :

  • les frais d’établissement : frais de constitution (droits d’enregistrement, débours des formalités de publication, frais greffes, insertion d’annonce dans les journaux légaux, honoraires de création, conseils juridiques, fiscaux et comptables, frais de communication et publicité), frais de premier établissement (frais de préouverture antérieurs à la création de la société, frais de promotion et de lancement, frais de prospection et de publicité), frais d’augmentation du capital et d’opérations diverses ((augmentation de capital, fusion, scission, apport partiel d’actifs, transformation)
  • les frais de recherche et de développement : frais engendrés par une recherche scientifique ou fondamentale, dont l’objectif est la curiosité ou la résolution de problèmes techniques
  • la propriété intellectuelle : les concessions, licences, marques, brevets, logiciels,…
  • le droit au bail : transfert du bail commercial, renouvellement du bail, indemnité d’éviction, encadrement de la révision des loyers
  • le fonds commercial : éléments du fonds de commerce, fichiers de clientèle de l’entreprise
  • dépenses immobilisables non classables dans les catégories précédentes

Immobilisations financières :

  • les titres de participation : parts ou actions de la société, actions acquises en offre publique d’achat ou d’échange
  • les titres immobilisés : parts de capital ou placements à long terme
  • les prêts accordés par l’entreprise
  • les dépôts et cautionnements : sommes restant indisponibles jusqu’au terme de la condition suspensive (cautions spécifiques, caution immobilière, loyer d’avance de garantie)

Comment calculer le BFR ?

Après avoir défini le montant des éléments indispensables pour calculer le BFR, il ne reste plus qu’à poser l’opération suivante :

BFR = emplois – ressources

ou

BFR = stocks en cours + clients et comptes rattachés – fournisseurs et comptes rattachés – dettes fiscales et sociales

Si le résultat du BFR est positif, alors cela signifie que l’entreprise nécessite un financement de la part des actionnaires ou de la banque. Si le BFR est négatif, la ressource de financement est suffisante et l’entreprise paie ses fournisseurs après avoir été payée par ses clients.